Société et culture

Étude scientifique : la hausse des vagues de chaleur accentue la pollution de l’air et double les risques sanitaires

Une nouvelle étude de l’Université East Texas A&M (États-Unis) révèle que les vagues de chaleur ne se limitent pas à l’augmentation des températures, mais qu’elles aggravent également la pollution de l’air à des niveaux préoccupants, ce qui accroît les risques sanitaires pour les populations.

Selon les résultats présentés lors de la réunion d’automne de l’American Chemical Society, la vague de chaleur qui a frappé le Texas durant l’été 2024 a entraîné une hausse des concentrations d’ozone, de composés organiques volatils et de particules nanoscopiques riches en acides. Ces polluants sont bien connus pour leur lien avec des maladies respiratoires et cardiovasculaires graves.

Ces conclusions interviennent alors que l’État a enregistré en 2023 plus de 300 décès liés à la chaleur, soit le chiffre le plus élevé depuis le début de la collecte de ces données en 1989. Une tendance qui met en lumière la menace combinée des vagues de chaleur et du changement climatique.

Au cours de l’épisode caniculaire d’août 2024, la chercheuse Bianca Pamela Aridjés Olivos, du Centre de chimie atmosphérique et de l’environnement, a prélevé des échantillons d’air jour et nuit sur le campus universitaire. Les températures variaient alors entre 32 et 41 °C, et aucune fumée d’incendie de forêt n’a été détectée à proximité, ce qui a permis de confirmer que la pollution observée n’était pas liée aux feux de végétation

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page