SRBM : les ordres de paiement des participants directs en hausse de 16% en 2024
SRBM : les ordres de paiement des participants directs en hausse de 16% en 2024

L’activité du Système des règlements bruts du Maroc (SRBM) a enregistré, en 2024, une hausse
de 16% du nombre d’ordres de paiement des participants directs, passant de 328.698 opérations
réalisées en 2023 à 381.039 opérations en 2024, selon le rapport annuel de Bank Al-Maghrib sur
les infrastructures des marchés financiers et les moyens de paiement.
En termes de valeur, le montant total des opérations réglées a connu une baisse de 6%,
revenant de 6.322 milliards de dirhams (MMDH) en 2023 à 5.946 MMDH en 2024, en raison
notamment du recul des opérations interbancaires, partiellement compensé par la hausse des
paiements émis par la clientèle.
Les virements interbancaires ont totalisé 3.250 MMDH en 2024, contre 3.807 MMDH en 2023, soit
une baisse de 15%, impactée par le recul de 29% des opérations de prêts/emprunts à blanc au
jour le jour sur le marché interbancaire (868 à 635 MMDH).
Leur part dans la valeur globale des ordres est ainsi revenue de 60% à 55%, et leur poids dans
le nombre total d’opérations de 33% à 27%.
En revanche, les virements pour compte de la clientèle ont poursuivi leur progression,
enregistrant une hausse de plus de 27% en nombre, passant de 219.667 ordres en 2023 à 279.593
en 2024, tandis que leur valeur a augmenté de 7%, atteignant 2.696 MMDH, contre 2.289 MMDH
en 2023.
Par ailleurs, le SRBM permet d’assurer le règlement des opérations et des soldes nets issus des
systèmes exogènes.
Au terme de l’année 2024, le volume global de ces règlements a atteint 19.316 MMDH, en hausse
de 6,4% par rapport à 2023, principalement porté par l’augmentation des opérations de
Maroclear relatives aux pensions livrées, passées de 15.177 MMDH à 16.037 MMDH




La hausse de 16% des ordres de paiement via le SRBM montre clairement une intensification de l’activité financière formelle en 2024. C’est un signal positif pour la liquidité et la confiance dans le système bancaire. Reste à voir si cette dynamique reflète une croissance économique réelle ou simplement une digitalisation accrue des paiements